J'ai trop mangé je le sais. Je n'aurais pas du, je regrette. Mais quand je regarde en arrière, rien qu'en regardant ce qu'a detruit en moi cet aprés midi la, je me dis que finalement j'ai le droit de manger à ma faim rien qu'une fois depuis 4 mois. Je ne me souvenais plus que le Nutella était si bon. Mais c'était juste une passade, une folie, une envie. Je ne recommencerais plus, et pourtant dieu sait comme j'en ai envie. C'est comme cet aprés-midi, je ne recommencerais sans doute plus jamais de la meme façon et pourtant ce n'est pas l'envie qui manque ! Si vous saviez comme je me sens sale et tellement bien en meme temps. Enfin non je me sens mal. On dirait une enfant a qui on a prété un jouet, qui l'a adoré et a qui on l'a retiré parce que finalement ce n'était pas pour elle. Alors on se retrouve con. Balancé a une porte, abasourdie par ce qui vient de se passer, jettée sur un trottoir, les cheveux en batailles, les joues rouges, les jambes flasques, le coeur serré comme dans un étaut, les mains tremblantes, la tete pleine de musiques, d'images, de sons, de gestes. D'amour, de désir, d'amour physique. "C'était bien. Aller a une prochaine fois, Ciao." Est-ce ça l'Amour ? Est-ce vraiment un sentiment humain ? On se retrouve seule. Face a un mal qui ne partira sans doute jamais. Errée. Sans essayer de retrouver le chemin. Et puis quelque chose qui nous tire vers la realité..Un dur retour à la realité. Aie. Et pourtant il faut, car ce n'était qu'un réve, un reve ancré dans la vraie vie, un reve eveillé. Je ne veux plus voir tes bras, je ne veux plus sentir ton odeur, je ne veux plus voir cette marque dans mon cou, je ne veux plus te sentir contre moi, et putain je ne demande que ça..."Moi je choisis que ça s'arrete la, mais un jour quelqu'un voudra que ça continue." Mais tais-toi idiot... tais toi.